samedi 11 février 2017

Colloque "La figure de l'enseignant dans les littératures française et francophone"

Université de Manouba
Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités
Département de français

Colloque international


La figure de l'enseignant dans les littératures française et francophone,
24 et 25 février 2017.

L'Ecole de Pierre Saez
Vendredi 24février 2017

09h00-09h30 :    Allocutions d’ouverture.
M. Le doyen
M. Le chef du département
Représentant du comité d’organisation.

Première Séance : Les maistres d’escole ja a dis
Président : Samir MARZOUKI
09h30-09h50 : Zinelabiddine BENAISSA, Université de Manouba, « le maître au Moyen Âge. »
09h50-10h10 : Fadhila LAOUANI, Université de Manouba, « Le maître comme guide de montagne chez Montaigne. »
10h10-10h30 : Jalel EL GHARBI, Université de Manouba, « Portrait de l’instituteur en poète. »
  


Pause café.
 11h00-11h20 : Salwa TAKTAK, Université de Tunis, « La figure de l’enseignant dans l’œuvre de Rousseau. »
11h20-11h40 : Ibtissem SKANDER, Université de Sfax, « La figure dérisoire de l’enseignant dans les contes philosophiques de Voltaire. »
11h40-12h00 : Ghada GHARBI, « La figure de l’enseignant dans Intermezzo de Jean Giraudoux : entre l’expression de la vision cosmique et l’inspiration rousseauiste. » 

 Débat.
Déjeuner.

 Deuxième  Séance : Le maitre dans son siècle
Présidente : Afifa MARZOUKI

15h00-15h20: Ali ABASSI, Université de Manouba, « Poétique du portrait romanesque : le cas du professeur dans l’incipit de Madame Bovary. »
15h20-15h40: Badredddine BEN HENDA, Université de Tunis El Manar, « Flaubert et le roman de l’échec scolaire. »
15h40-16h00 : David RAVET et Alena SYRAMIATNIKAVA, Collège universitaire de Moscou, Russie, « L’Enfant de Jules Vallès : une critique de l’enseignant traditionnel et une critique sociale. »
16h00-16h20 : Chiara CITRON, Université de Lille 3, « La transmission du savoir dans Le Petit Chose d’Alphonse Daudet. »
  
Pause café.
  
16h50-17h10 : Samir MARZOUKI, Université de Manouba, « Mademoiselle Dubac Paule : l’institutrice dans Nedjma de Kateb Yacine. »
17h10-17h30 : Jihan TBINI, Université de Manouba, « Figure du maitre chez Tournier : L’exemple du Grand Veneur dans  Le Roi des aulnes. »
17h30-17h50 :   Senda NAJJAR, Université de Kairouan, « Lorsque l’enseignant était le chef de la tribu. »
17h50-18h10 : Bernard Bienvenu MANKEU, Université de Maroua, Cameroun, « La figure de l’enseignant collaborateur dans l’érographie contemporaine. »

Michelle Yvonne Hood 
Débat

Dîner – Colloque.

  Samedi 25 février 2017

 Troisième Séance : Le maitre en francophonie
Président : Mokhtar SAHNOUN

  
09h00-09h20 : Afifa MARZOUKI, Université de Manouba, « La figure de L’enseignant entre mythification et vision satirique : La Statue de Sel de Memmi et Paroles de Prévert. »
09h20-09h40 : Marwa JEDIDI, Université de Sousse, « Rachid Mimouni : un Voltaire algérien dans la Malédiction. »
09h40-10h00 : Mohamed Rafik BENAOUDA, Université de Yahia Fares de Médéa, Algérie, « La figure de l’enseignant entre le "gracieux" et le "pernicieux" dans Enfance confisquée de Rachid Belhabib. »

 Pause café.
   
10h30-10h50 : Mohamed OULMGHNI, Université de Fès, Maroc, « L’enseignant ou image du substitut du père dans Le Premier homme d’Albert Camus. »
10h50-11h10: Linda RASOMANANA, Université de Rouen, France, « Deux instituteurs camusiens, Daru et Bernard : envers et endroit d’un métier-ministère. »
11h10-11h30 : Adjé Justin AKA, Université de Félix Houphouët Boigny de Cocody, Côte d’Ivoire, « Les variantes d’une profession : L’enseignement au préceptorat dans Le Premier homme d’Albert Camus. » 
11h30-11h50 : Djaouida CHADLI et Ludmila YAAGOUB, Université de Yahia Fares de Médéa, Algérie, « Des plumes et des Goudron : l’aventure d’un enseignant ou l’enseignement d’une aventure ? »


Débat.
Déjeuner.

Synthèse générale : Fadhila LAOUANI
   
Comité d’organisation : Fadhila Laouani, Zinelabidine Benaissa, Bessem Aloui.
Comité scientifique : Samir Marzouki, Fadhila Laouani, Zinelabidine Benaissa, Mokhtar Sahnoun, Habib Ben Salha, Afifa Marzouki, Ali Abassi, Jalel El Gharbi, Amor Ben Ali, Abderrazek Sayadi.

vendredi 27 janvier 2017

Ganymède de retour à Carthage

La police a réussi à récupérer la statue de Ganymède volée  au musée de Carthage en 2013. Bravo !
Il s'agit d'une statuette de marbre. Cette pièce unique représente Ganymède et Zeus déguisé en aigle avec, à leurs pieds, une chèvre et un chien.

dimanche 22 janvier 2017

Legs (Legacy) Christian Garaud


Legacy

In a large brown envelope
my mother left me daily life’s
relics of the German occupation:

a piece of bread hard as a rock,
grey ration coupons for shoes,
a Marshall Petain blue banknote,
two newspapers, one touting
Axis’ victories, the other
the liberation of Paris,

but there will be no show and tell:
how could my children understand
how hard life was in Poitiers
seventy five years ago
when they witness every day
the destruction of Aleppo?

*

Legs

dans une grande enveloppe brune
ma mère m’a laissé des reliques
souvenirs de la vie quotidienne
pendant l’occupation allemande:

un morceau de pain dur comme du roc,
un gris coupon de rationnement
pour une paire de chaussures,
un billet de banque à l’effigie
du Maréchal Pétain, un journal
vantant les victoire de l’Axe,
un autre la libération de Paris.

Comment intéresser mes enfants
à la vie quotidienne à Poitiers
il y a soixante-dix ans
quand ils sont témoins tous les jours
de l’anéantissement d’Alep?

jeudi 19 janvier 2017

La première maîtresse de Giulio-Enrico Pisani


Atelier 2 : tableau de Hilly Kessler
LA PREMIÈRE MAITRESSE
Splendide et fière créature aux sept lustres passés,
l'enfant auquel tu ouvris les joies de l'amour
en une étreinte empreinte d'un lustre patiné,
ne t'offrit que l'ombre du plaisir d'un jour.
A peine pubère, mais déjà assez rusé
pour feindre l'amour comme tu feignais l'orgasme,
que, moutard imberbe il ne pouvait te donner,
sans honte il but la lymphe de tes anciens fantasmes.
Sa chair lisse d'éphèbe fut un pauvre merci;
peu étoffée par une force toute d'apparences,
au goût quasi lesbien te laissant inassouvie,
son velouté fut seul agréable à tes sens.
Mais alors, fermant le médiocre épisode
par un baiser rempli d'une tendresse nouvelle,
du stupre veule tu sus faire naître une ode
à l'amour de l'homme pour la femme éternelle.
En effet, par l'oeuvre de son dépucelage,
le gosse devenu homme, sans même le savoir,
la tête enfoncée au creux de ton corsage
t'amena à consoler son pauvre désespoir.
Dépit de môme, floué dans son attente
de ce qu'il croyait devoir être fabuleux,
chagrin consolé par ta douceur patiente
d'amante devenue mère d'un amant encore morveux !
En séchant ses larmes d'enfant trop vite grandi
de tes mots d'amour tendrement érogènes
l'éternel miracle derechef tu accomplis
rendant au petit chose triste une puissance souveraine.
Ses mains, de fouineuses, devinrent caressantes
et ses baisers affamés se firent voluptueux;
sa hargne se mua en passion chantante
et sa ruée grotesque en glissement sinueux.
Vingt ans, trente ans s'écouleront ou davantage.
Amant, père ou aïeul, lui se souviendra toujours
d'avoir quitté l'enfance grâce à une femme volage
et avoir été fait homme par son trop-plein d'amour.
* * *
Extrait d’ AMOUR, HUMOUR, FANTASMES & (R)APPELS / REFLEXIONS ET CONTES POETIQUES © 1999 + 2002 Giulio-Enrico Pisani

lundi 16 janvier 2017

Colette, Saveur de la tunisienne.


« J’écris ces lignes au mois de février. C’est le moment où dans les années paisibles nous savourions les tunisiennes, élite des orangeraies. Ovale, un peu vultueuse autour du point de suspension, la tunisienne emplit la bouche d’un suc sans fadeur, d’une acidité adoucie, largement sucrée. Intacte, son écorce exhale un parfum qui rappelle celui de la fleur d’oranger. De décembre à février, c’est la brève saison de nous gorger de tunisiennes.
Comme font les crus très typés qui de bouteille à bouteille marquent une différence, une tunisienne n’est pas tout à fait identique en saveur à une autre tunisienne, et la nuance encourage à ouvrir encore une orange, et encore une, encore une qui sera peut-être la meilleure de toutes… » (Colette, Flore et Pomone)

jeudi 5 janvier 2017

Scherzo : Daniel Aranjo

 








Miss Aranjo - fille du poète - oeuvre de Janine Laval. 2012 

Sherzo (1)
Le vieux Chasseur Abstrait, une rom blonde
entre ses bras, du nom de Constanza, valse
dans des guêtres de cuir de marque Danubius.

Puis soudain : « La Mer Noire n’est pas noire
(geint-il) : c’est nous qui avons le spleen,
puisque Ovide y eut le sien. »

Or sous les yeux noirs de sa gitane blonde
- et un ciel bleui de gel atténué de spleen -
sans avoir lu Ovide la mer redevint noire.

Daniel Aranjo
 (1)Scherzo, mot italien désignant une composition musicale. Le mot signifie entre autres "boutade"


mercredi 30 novembre 2016

Somptueuse exposition au palais Kasr Said



A ne pas rater sous aucun prétexte, une exposition "L'Eveil d'une nationعهد الأمان organisée par l'Institut
National du patrimoine et la fondation Rambourg. On peut y admirer plus de 300 objets remontant à l'époque où la Tunisie entrait dans la modernité avec la promulgation de la constitution de 1861 (on peut voir le texte original), des peintures de l'époque des manuscrits (Ibn Abi Dhiaf, Cheikh Temimi, l'oeuvre de Khayreddine) ainsi que divers objets d'époque savamment présentés par une équipe jeune, attentionnée et hautement professionnelle qui mérite d'être vivement remerciée.
Pour de plus amples renseignements cliquez ici

samedi 26 novembre 2016

Nouvelle publication : Poésie et science(s) chez Saint-John Perse de Laurent Fels


 La lecture du « Discours Nobel » où Saint-John Perse précise que, chez le savant aussi bien que chez le poète, « l’interrogation est la même qu’ils tiennent sur un même abîme, et seuls leurs modes d’investigation diffèrent », nous a incité à approfondir l’analyse des influences des savoirs scientifiques sur la poésie de Saint-John Perse, mais aussi de la philosophie de Henri Bergson, d’autant plus que, plus loin, l’écrivain fait directement allusion à Einstein et à la physique quantique. Fernand Hallyn souligne dans son ouvrage La structure poétique du monde : Copernic, Kepler qu’« [u]ne poétique s’occupera de la formation d’une hypothèse en tant que phénomène global, débordant largement les cadres constitués et s’organisant d’une manière propre : résultat, certes, de déterminations et de conditionnements logiques et autres, mais également configuration unique, synthèse originale qui, en tant que totalité, demande une étude sui generis de la structuration et de l’interaction des éléments qui l’encadrent et l’informent ». Dans Les structures rhétoriques de la science de Kepler à Maxwell, il ajoute que « [l]a poétique n’est pas à exclure totalement de la science : celle-ci possède, au contraire, une poétique propre, pourvue de règles et de valeurs spécifiques ». Autrement dit, il y a interaction entre la vérité poétique et la vérité scientifique, les « modes d’investigation » (Saint-John Perse) des deux étant différents, mais l’objet de la quête restant le même. Nous avons donc analysé comment les influences du bergsonisme, mais aussi les savoirs scientifiques viennent nourrir l’œuvre de Saint-John Perse, celle-ci se réclamant d’une ouverture cosmique.

Pour commander l'ouvrage :  info@editionsnamuroises.be

samedi 19 novembre 2016

Qui est L Hainneville ?

Quelqu'un parmi vous connaît-il ce peintre, L Hainneville ? Le traitement du bleu, le travail sur les reflets ont tout pour plaire.

samedi 12 novembre 2016

Donovan - The Song Of Wandering Aengus (WB Yeats's poem)


I went out to the hazel wood
Because a fire was in my head
 And cut and peeled a hazel wand
 And hooked a berry to a thread
And when white moths were on the wing
And moth-like stars were flickering out
I dropped the berry in a stream
And caught a little silver trout
When I had laid it on the floor
 I went to blow the fire a-flame
But something rustled on the floor
And someone called me by my name
It had become a glimmering girl
With apple blossom in her hair
Who called me by my name and ran
And faded through the brightening air
Though I am old with wandering
Through hollow lands and hilly lands
I will find out where she has gone
And kiss her lips and take her hands
And walk among long dappled grass
And pluck till time and times are done
The silver apples of the moon
The golden apples of the sun

jeudi 10 novembre 2016

Les Mystères du Belvédère de Zinelabidine Benaïssa

Notre cher collègue Zinelabidine Benaïssa vient de publier cet ouvrage richement illustré par Aïcha Brahim, préfacé par Issam Marzouki.

mardi 1 novembre 2016

La Rose de Giulio-Enrico Pisani




LA ROSE
Pourtant tu vécus plus que n'osent vivre les roses.
J'eus dû m'en douter, mais on se veut toujours autre,
oubliant dans l'amour ce que le sage n'ose :
le placer hors du temps, en ce qu'il est le nôtre.

Mais quelque fût l'ampleur de l'égotique folie,
réclamant du calice l'exclusive possession,
sans tâcher de savoir combien tu aurais de vie
tu continues à m'aimer en quête d'un pardon,

que seule tu peux vouloir nous avoir accordé,
que tu m'auras offert, m'accompagnant encore
au travers d'océans, monts et sombres vallées,
que j'aurai pu franchir grâce à toi sans efforts.

Bien loin de ce bonheur, don du poète à Ulysse,
face au dernier voyage que tu me pousses à faire
et qui reste pour moi tout chargé de mystère,
sauf pour l'issue rêvée : que la mort nous réunisse !


Giulio-Enrico Pisani est né en 1943 à Rome, émigre en 1951 en Suisse, puis en Belgique et en Allemagne et s'établit en 1964 au Luxembourg. Brièvement auteur de théâtre dans l'adolescence, revient tard à la littérature avec un grand roman historique, Der Flug des Bussards (Édit. Op der Lay 1994). Suivront de nombreux recueils de poèmes, des romans et des essais. De 1990 à 2014 ont paru également un millier de ses nouvelles, articles, poèmes et textes divers dans la presse et diverses revues, ainsi qu'en anthologies et ouvrages collectifs.

Distingué au Concours Littéraire National en 1998 (essai) et 2002 (poésie), obtient en 2003 et 2005, pour deux de ses nouvelles, le Prix spécial Hans-Bernhard Schiff.

Giulio-Enrico Pisani
CLAUDINE
Poèmes

84 Pages
12,5 x 20,5 cm
Language: FR
ISBN 978-99959-36-29-7

16,00 €
Éditions Schortgen

lundi 10 octobre 2016

vendredi 7 octobre 2016

Nouvelle publication. Actes du colloque de Sfax. Eidôlon Presses universitaires de Bordeaux.





Textes réunis et présentés par Agnès Lhermitte et Elisabeth Magne avec la collaboration d'Hichem Ismail. 

Table des matières

Avertissement de Danièle James-Raoul........................................................ ......... 5
Préface d’Agnès Lhermite et Elisabeth Magne............................................. ......... 7
Introduction de Jean-Jacques Wunenburger :
Le sacré. Invariants et variations........................................................................ ......... 9
Le sacré au creuset de l’écriture moderne................................................. ....... 17
Claude Puidoyeux : Les Aventures de Pinocchio, entre « gaminerie »
et anthropogonie.............................................................................................. ....... 19
Jalel El Gharbi : Du sacré chez Darwich......................................................... ....... 33
Zhi Bie : Joë Bousquet, poésie de l’être inaltérable................................... ....... 43
Éléonore Coma : Saint-John Perse et le sacré............................................. ....... 51
Rachida Simon : Spirale, volute, étoile et arabesque. L’imaginaire
du sacré chez Mohammed Dib................................................................... ....... 59
Images, art et sacré............................................................................................... ....... 71
Loula Abd-elrazak : Entre sacré et profane : les images des miracles
de Nostre Dame du ms. fr. 9198................................................................ ....... 73
Bénédicte Maselli : Invariance et contemporanéité du sacré
dans le Théâtre des Orgies et des Mystères d’Hermann Nitsch...... ....... 85
Frédérique Aufort : Le rapport acteurs-marionnettes-spectateurs
dans Kindertotenlieder (mise en scène Gisèle Vienne) et la philosophie
de Georges Bataille........................................................................................ ....... 97
Élisabeth Magne : Où vont les anges d’Antony Gormley ?..................... ..... 109
La femme face à l’ambivalence du sacré.................................................... ..... 117
Najate Nerci : Le mythe de la côte courbée ou la géométrie imaginaire
du corps féminin.............................................................................................. ..... 119
Agnès Lhermitte : L’imaginaire du sacré, ferment de deux légendes
féministes contemporaines.................................................................................. 131
Saim Voussad : Figures de méditation et dimension du sacré
dans Désert de Le Clézio.............................................................................. ..... 141
Représentations et réalités actuelles............................................................. ..... 151
Ali Abassi : Sacré et révolutions : aspects de la doxa du printemps arabe.
Salafisme, utopisme et sexualité............................................................... ..... 153
Amina Ben Damir : Parole donnée est-elle sacrée ?................................... ..... 165
Henri Hudrisier, Ghislaine Azémard, Jean-Pierre Dalbera et Xiao Zhang :
Pluralité des cultures sacrées et mondialisation des musées......... ..... 171